Interview de David Trubridge – Fr

28 11 2010

L’éco-designer le plus connu de Nouvelle Zélande.

Pouvez-vous vous présenter (formation, parcours professionnel, œuvres…)?

David Trubridge est diplômé d’architecture navale de l’université de Newcastle (GB), par la suite pourtant, son travail consistait à concevoir des meubles. Il s’installa en Nouvelle Zélande à la suite d’un long voyage en yacht avec sa famille. Son processus de design inclut une connaissance innée des bateaux, de l’abstraction en sculpture et des technologies de design sur ordinateur, comme le démontre ses expériences enrichissantes de vie. Des convictions environnementales fortes influencent son art. Il est le designer le plus connu de Nouvelle Zélande et son œuvre, qui est produit au sein de sa propre compagnie dans la Hawkes Bay, est disponible à la vente et exposée dans le monde entier.
Durant ces dernières années, il inclut ses travaux à deux reprises dans l’exposition 100% Design de Londres, neuf fois à Milan au sein du Salone del Mobile, et quatre fois à New York dans l’ICFF. Son design ‘Body Raft’ est actuellement produit par Cappellini, et fut déclaré ‘un design iconique néozélandais’ par les lecteurs d’Urbis. Son œuvre ‘Raft’ fut l’unique meuble retenu pour la finale de la compétition internationale de la Design Foundation en 2001, et fut également sélectionné pour l’International Design Yearbook (IDYB). Snowflake light obtint à l’ISDA (Japon) une Silver Leaf. Il a également été nommé pour cinq autres catégories du IDYB.
Depuis ces dernières années, au sein d’un grand nombre de publications internationales, parmi lesquelles les magazines influents en Italie et même le Finantial Times, ses designs ont été inclus dans un grand nombre de publication internationales qui l’identifiaient comme un précurseur d’une tendance appelée ‘raw sophistication’. En 2008, l’Express l’a inclus au sein du classement des 15 meilleurs designers au monde. Body Raft a été identifié comme iconique en Nouvelle Zélande ainsi que dans les 50 meilleurs designs du 20e siècle à l’international, tandis que Coral light a été nommé en au sein du top 10 des ‘lights’ des cent dernières années par un magazine singapourien.
Ses travaux ont été exposés au centre Pompidou à Paris, ainsi qu’au sein d’importants spectacles de design à Zurick, Gwangju (Corée), Taipei, Singapour, Sydney, Dubai. Ceux-ci ont été utilisés dans des magasins en guise d’affichages en faveur de stylistes comme Kate Moss dans le Top Shop de Londres, et Stella McCartney au Printemps de Paris, ainsi que sur la passerelle qu’est la semaine de la mode à Milan. On peut également les trouver dans des destinations luxueuses dans le monde entier, dans des lieux tels que les Seychelles, l’Ile Maurice, et les Iles Fidji. Ses travaux sont utilisés dans des bars, restaurants, aéroport, ainsi que de foyers d’entreprise partout, même au sein du Stock Exchange suédois.
En 2007 on lui décerna le plus haut prix de design du NZ, le prix John Britten, par l’institut de design NZ. Il est également professeur adjoint de design à Unitec. On lui demande régulièrement de parler de design durable au sein de conférences et colloques partout dans le monde.

Pourquoi avez-vous choisi de faire des produits de design écologique ?

Je n’ai pas choisi, j’ai toujours fait ainsi ! C’est juste ma façon d’être, car je suis passionné. J’ai commencé en tant qu’artisan, puis je me suis mis au design. L’essence de l’artisanat, c’est la PASSION. Vous vous appliquez à la tâche car vous aimez ce travail, même si celui-ci implique que vous êtes payé moins. Vous passez trop de temps à essayer d’utiliser une simple planche, alors qu’il serait plus rapide, en gros, de couper les pièces en deux – car vous vous préoccupez de l’arbre et ne voulez pas le gâcher ! J’ai commencé ainsi dans les années 70 alors que je rénovais ma maison – tous les matériaux de constructions que nous avions utilisé étaient tous faits en pierre recyclée, en bois et ardoise de toiture. On avait récupéré du teck et du pin rigide provenant d’un bateau de chantier pour construire le cadre des fenêtres. Cela n’est pas une décision philosophique, rationnelle ou économique – il s’agit simplement de ce que l’on est, et comment les maisons avaient été traditionnellement construites pour durer. On m’a appelé éco-designer car j’utilise simplement du bois. Mais je ne suis pas un éco-designer, et ce n’est pas l’usage du bois qui me le fait devenir. Je suis un designer qui se préoccupe des conséquences de mes actes, et de faire le bien pour les gens que je veux garder et chérir – ce qui est sûrement la base pour un ‘bon design ?!’ Je ne crois pas en l’éco-design – le design est juste réussi (ajoutons-y tous les critères du design réussi, ce qui incluse la responsabilité environnementale) ou non. Nous avons besoin de regarder d’un œil plus critique toutes les belles choses qui nous entourent dans la lumière et de se dire, eh bien, ce design est mauvais… ou du moins, moins bon que cela en a l’air.

Quels sont vos projets actuels et futurs ?

Nous réélaborons le design d’un nombre plus large de nos ombres et lumières pour qu’elles puissent être réalisées en kit. L’analyse de nos produits a révélé que le transport était ce qui nuisait le plus à l’environnement, voilà ce que nous proposons en réponse. 52 camions sont nécessaires pour porter la même quantité de lumières assemblées qu’un camion rempli de kits. Nous travaillons sur un moyen, portable si possible, d’alléger le poids – quelque chose entre un dôme et une yourte – qui utiliserait notre méthode standard d’intégrité structurale accomplie grâce au moins de matériel possible. Pour ce faire, nous utilisons un composant fin de courbure de la peau qui consiste en lui-même à la structure. Et nous recherchons d’autres matériaux que le plastic ou le bambou pour réduire l’impact environnemental de ceux-ci.

Seriez-vous intéressé par d’autres expériences artistiques liées à l’écologie ?

Bien sûr ! Je suis particulièrement intéressé par le fait de trouver une solution qui nous permettrait d’alimenter la culture et/ou l’art, ce dont nous avons besoin en tant que société, sans pour autant faire n’importe quoi et gaspiller des ressources… plutôt un idéal !

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